AVEC LES AUTRES CAVALIERS

"Mais l'une des particularités ayant le plus intrigué le groupe de sociologues qui planchent sur le sujet est le nombre de cavaliers indépendants, n'appartenant à aucune structure, sans carte d'une fédération ou d'un club quelconque. Ces cavaliers représenteraient aujourd'hui entre la moitié et les deux tiers des pratiquants..."

Agnès Galletier Editorial de CHEVAL MAGAZINE

NEOPHYTES... SACHEZ DISTINGUER!

Le cavalier débutant pense généralement que le cheval porte la responsabilité de sa condition («un bon, un mauvais cheval»), à croire que ce dernier s'est formé tout seul.
Cette fausse croyance a pour effet d'induire en erreur le néophyte et peut modifier radicalement son approche équestre, son jugement sur ce qu'il voit et entend.

Savoir où l'on tombe.

La critique est habituelle au sein du milieu équestre et savoir au juste à quelles recommandations se fier n'est jamais très aisé pour le nouveau venu à l'équitation.

Le débutant, et c'est normal, prend souvent son moniteur pour modèle, mais peut-il sans expérience juger du bien fondé de son choix?
Un cavalier, plus confirmé, aurait-il pu s'éviter de louvoyer entre de multiples expériences avant de découvrir sa véritable inclination?

Oui, si l'on applique dés le début un raisonnement simple et cohérent afin de distinguer sûrement les «impasses» de la «bonne voie».

Observer et écouter.

Un bon discernement est toujours issu de l'observation d'actes concrets sur le terrain, non (uniquement) de l'écoute de discours théoriques. On s'aperçoit alors très vite que certains exercent une passion avec méthode et que d'autres les copient sans comprendre.

Les chevaux, eux, réagissent toujours en conséquence: ils s'épanouissent ou s'éteignent, avec pour chacun une façon et une intensité liées à son tempérament.

Par la suite, l'expérience aidant, il suffit d'écouter attentivement ou de converser avec autrui pour être fixé. A noter que les véritables motivations équestres n'apparaissent que si l'auditoire est perçu comme non averti sur le sujet... ou complaisant.

Pour exemple, les deux monologues fictifs qui suivent donnent un aperçu d'une différence d'approche de l'équitation:

- "Il avait quand même une sacré origine! Beau et tout! Il promettait au début... mais il nous a déçus par la suite, jamais à la hauteur de nos espérances. Et pas facile avec ça! Un sacré caractère... je me souviens de séances mémorables. On aurait mieux fait d'acheter son frère, il parait qu'il gagne tout!"

-"Ce cheval a comblé tous nos désirs! Quand on l'a acheté, c'était sans but précis... et puis il s'est révélé! Remarquez ça n'a pas été toujours facile, mais ses progrès continus et sa générosité nous ont encouragés. Plus ça allait, plus nous l'aimions; il s'est transformé, il faut voir ça! Dix fois on a voulu nous l'acheter. Qu'est-ce qu'ils croient!"

Si le second discours recueille votre approbation, tant mieux. Il met en évidence que seul l'amour du cheval permet d'aboutir.

Lire aussi.

On peut ici remarquer que cet «amour du cheval» n'est pas souvent recommandé dans les ouvrages reconnus sur l'équitation.

Les auteurs, ou les maîtres, ont-ils craint de paraître ridicules? De ne pas être pris au sérieux?

En réalité, il faut y voir une autre raison: ce sentiment ne constitue pas un aspect technique susceptible d'être transmis, il est inhérent à l'équitation. Seuls ceux qui l'éprouvent sont en mesure d'en comprendre la portée sur le cheval.

Ainsi, les détenteurs du savoir équestre entendent n'être parfaitement compris que par les plus méritants.

 

LES INTERVENANTS EXTERIEURS.

 

L'entourage professionnel du cheval est multiple mais nous ne parlerons que des intervenants directs que sont le vétérinaire et le maréchal-ferrant.

Les chevaux perçoivent souvent leur présence avec inquiétude (légitimement ou non) ce qui nous amène à analyser ici le rôle exact de chacun en sachant que le propriétaire a aussi sa part de responsabilité.

Aménagements.

Le plus souvent ces professionnels exercent à l'extérieur aussi sont-ils en droit de réclamer un aménagement spécifique minimum propre à assurer des conditions de travail acceptables. Ce point est important aux yeux du praticien, la saine réalisation de sa tâche en dépend. Matériellement, cet aménagement est simple: une aire plane et spacieuse pourvue en électricité et en eau, si possible couverte.

L'animal.

Pour sa part, le cheval doit être présent à l'arrivée de l'intervenant et bénéficier d'une éducation suffisante pour se laisser manipuler sans risques.

Que ce soit en vue du parage ou du suivi vétérinaire courant, l'éducation d'un jeune cheval doit tenir compte de la survenue précoce et de l'aspect incontournable de ces opérations d'élevage.

Choix des partenaires.

Le rôle du propriétaire ne s'arrête pas là, il lui incombe aussi de savoir choisir le bon partenaire. Cette quête sera d'autant plus aisée que les aménagements et l'éducation qu'il aura réalisés le conforteront dans sa juste appréciation de la compétence du vétérinaire ou du maréchal en question.

Ce jugement tient compte de la qualité technique de la prestation ainsi que du comportement humain vis à vis de l'animal. On pourra ainsi s'apercevoir d'un manque de vocation (indispensable!) s'il y a défaut de précautions sanitaires ou brutalités envers l'animal.

Interdépendance.

Le terme «partenaire» utilisé précédemment qualifie bien la relation humaine idéale interdisciplinaire à rechercher. En effet, si l'éleveur conçoit bien un intérêt à posséder de solides notions de soins, ces dernières ne servent généralement qu'à réparer mais non à prévenir. Un bon partenaire est donc aussi un conseiller qui saura par exemple dénoncer l'origine d'une pathologie lorsqu'elle découle d'une faute d'élevage ou d'un mauvais entraînement.

A SUIVRE...

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